Dept 50 Cerisy-La-Salle DU SAMEDI 3 SEPTEMBRE (19 H) AU SAMEDI 10 SEPTEMBRE (14 H) 2011 MARIE-CLAIRE BANCQUART : L'INVENTION DE VIVRE

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Dept 50 Cerisy-La-Salle DU SAMEDI 3 SEPTEMBRE (19 H) AU SAMEDI 10 SEPTEMBRE (14 H) 2011 MARIE-CLAIRE BANCQUART : L'INVENTION DE VIVRE

Message  Llew le Mar 26 Juil - 11:34

ARGUMENT :

Marie-Claire Bancquart, née en 1932, professeur émérite de littérature française à la Sorbonne, vit à Paris. Son œuvre de poète, de romancière, de nouvelliste, d'essayiste et de critique est désormais consacrée par de nombreux prix prestigieux et par plusieurs études. Elle est aussi largement accueillie à l'étranger.

Rien pourtant d'académique dans ce parcours infiniment exigeant et libre. L'ouverture aux courants divers de la poésie contemporaine est ici préférée à toute chapelle.

L’enjeu de la poésie de Marie-Claire Bancquart n’est pas jeu de paroles, ni poursuite de l’"objectal", mais recherche de ce qui peut compter dans une vie, dans la vie. La mort n’a pas manqué d’approcher très tôt l’auteur ; d’où cette question fondamentale. Dans la mort, pourtant, la poésie ne se complaît pas: au contraire, Marie-Claire Bancquart s’adosse à elle pour acquérir et fortifier des motifs de vivre, du vivre. Elle cherche la parole au profond de notre corps, que nous connaissons si mal, mais qui est nous, et qui nous ouvre à la communauté et avec tout ce qui est vivant. Les plantes, les bêtes, comme les villes, et, bien entendu, les autres humains, sont donc très présents dans cette écriture, qui s’inspire aussi très souvent des mythes anciens ou modernes. Elle est également interrogation sur la parole, cherchée au plus juste, mais forcément inexacte.

Au cœur de la recherche poétique de Marie-Claire Bancquart, il y a donc donc le corps, le corps et l'objet dans leur relation — à la fois énigmatique et quotidienne — au cosmos: exploration d'un intime-universel où la complaisance autobiographique, l'épanchement et les excès du lyrisme n'ont pas leur place. Le poète interroge sans relâche l'intervalle irréductible, qui existe entre mot et monde comme à l'intérieur du sujet lui-même et de son rapport à l'existence. L'intervalle qui troue, "imprévisible", la présence au monde. "Braille du vivant", la langue du poème se passe de fioritures: tendresses retenues, silences, blancs, mots faussement simples.

C'est là que le poète situe sa responsabilité: tâcher d'habiter le monde en conscience, en y effleurant des joies, en y devinant des survies dans l'immanence, sans rien ignorer de ses violences — habiter "avec la mort, quartier d'orange entre les dents".

La position de Marie-Claire Bancquart dans le champ du lyrisme contemporain, la façon dont se redéfinit chez elle l'"engagement" du poète, son regard sur l'aventure poétique depuis la Seconde Guerre, les visages de son écriture et le réinvestissement du mythe auquel elle procède, les rapports qu'elle entretient avec quelques aînés de référence en poésie (dont André Frénaud) ses amitiés poétiques et critiques, ses collaborations avec le compositeur Alain Bancquart ainsi qu'avec des peintres et des graveurs, sont autant d'aspects que chercheurs et amis seront amenés à aborder en présence du poète.

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